Origine de la légende

Pour la placer dans un lieu plus digne, elle fut apportée dans l’église de La Pujade, mais le lendemain elle était revenue au bord de la source. Ils prirent alors la statue pour la porter à l’église de Saint Michel, plus belle et plus grande, mais oh ! prodige, le lendemain elle était à nouveau de retour.
Considérant que c’est au pied de la source que la statue voulait être, elle y fut installée.

Vierge à l'enfant appelée Notre-Dame de Lorette

Éléonore de Provence

Selon la tradition orale, une grotte de 12 pieds d’enfoncement et 14 de largeur soit 3,65m par 4,25m fut aménagée pour abriter la statue. Ce sanctuaire prit le nom de Notre Dame de La Pujade et fut doté de diverses terres pour les prêtres et les moines qui s’y sont succédés.

En venant de l'ouest on aperçoit de très loin la flèche de Notre-Dame de Lorette.

De retour d’Italie où il avait vu la Santa Casa de Notre Dame de Lorette et connaissant le sanctuaire de Notre Dame de La Pujade et son histoire, il proposa d’en changer le nom.

De 1700 jusqu’à la Révolution le sanctuaire fut gardé tour à tour par les religieux Carmes, puis les vicaires de Mongauzy qui logeaient au couvent dont on ne voit aujourd’hui que l’emplacement à 30m au couchant en face de l’église. Le saccage de l’évéché de Bazas pendant la révolution nous prive des archives qu’il possédait.

En 1789 les biens de l’église sont saisis et vendus aux enchères, le sanctuaire va péricliter jusqu’en 1830.


Renaissance et développement du site

En 1830 l’abbé Dupuch, futur évêque d’Alger, tombe amoureux du site et va lever des fonds pour sa restauration. Il va faire venir le Cardinal de Cheverus, archevêque de Bordeaux, cette réception épiscopale va relancer les pèlerinages.

Quelques années plus tard en 1837 le cardinal Donnet, nouvel archevêque de Bordeaux, vient faire une visite et tombe lui aussi sous le charme de cet édifice encore plus ou moins en ruines.

Dès que le sanctuaire retrouve toute sa splendeur il va revenir solennellement pour un pèlerinage en 1855 où une foule si nombreuse ne peut contenir dans l’édifice.

A partir de ce moment le Cardinal DONNET, aidé par le comte O’Kelly, châtelain de Lamothe Landerron qui fut le premier à écrire l’histoire de Lorette dès 1840, va charger son vicaire principal d’étudier le projet de construction d’une église.

Nouvelle église en 1864

C’est l’architecte bordelais Jean-Jules MONDET qui est en charge du projet. La consigne du cardinal Donnet est claire: il ne faut pas modifier la chapelle. La nouvelle église sera donc construite au-dessus de la chapelle originelle, constituée de trois nefs, une abside et deux absidioles.

Le financement trouvé les travaux commencent en 1860, rapidement les plans sont modifiés pour s’adapter aux contraintes du terrain.

Les surcoûts sont difficiles à financer ce qui amputera le monument de quelques finitions comme les sculptures des chapiteaux des piliers. Les ébauches de ces sculptures sont visibles en levant la tête.

Plan initial de Jean-Jules MONDET
Plan initial de Jean-Jules MONDET